Eau, assainissement

En 2015, le bureau d’études G2C, titulaire du marché relatif aux études " eau et assainissement ", dont la CCLO a la compétence depuis 2011, a rendu ses conclusions concernant l’assainissement collectif. Par ailleurs, la CCLO assume le SPANC ou Service Public d’Assainissement Non Collectif, en lien avec la Lyonnaise des Eaux, délégataire de ce service public.

Promulguée le 7 août 2015, la loi portant sur la Nouvelle Organisation Territoriale de la République (NOTRe) reconnaît aux communautés de communes de nouvelles compétences qui viennent modifier les missions de la CCLO : en 2018, la Gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations et en 2020, la pleine gestion de la compétence Eau et assainissement lui reviendront.

L’EAU POTABLE

Certaines communes connaissent périodiquement des pénuries en eau potable. Une partie des aménagements consisterait à réaliser un maillage entre différentes communes de notre territoire afin qu’en cas d’insuffisance ou de détérioration d’une station de pompage, on puisse pallier au manque en faisant venir l’eau d’une autre commune. Par ailleurs, de nombreux branchements en plomb, bien que recouverts depuis longtemps de calcaire, sont en cours de remplacement pour répondre aux normes en vigueur.

LES EAUX USÉES

La collecte et le traitement des eaux usées sont de la responsabilité des collectivités locales ou de leurs groupements. Aujourd’hui, 10 petites communes de notre intercommunalité n’ont pas d’assainissement collectif. Cela signifie que dans ces villages chacun a sa fosse toutes eaux, alors qu’ailleurs, les eaux usées de l’ensemble de la collectivité sont traitées dans les stations d’épuration de Pierrefonds, Attichy ou Cuise-la-Motte. Le cas de Rethondes est particulier : les eaux usées de la commune sont orientées vers un bassin de lagunage.

La communauté de communes assume également le SPANC ou Service Public d’Assainissement Non Collectif. Elle a donc pour mission de :

  • Contrôler les installations d’assainissement non collectif par rapport aux normes en vigueur
  • Conseiller et accompagner les particuliers dans la mise en place ou la rénovation de leur installation.
  • Comme pour l’assainissement collectif, ce service public fait l’objet d’une redevance qui en assure ainsi l’équilibre financier.

LE RÉSULTAT DES ETUDES

L’étude rendue par le bureau G2C en 2015 vient compléter le schéma directeur d’assainissement non collectif, actualisé en 2014, et le schéma directeur d’eau potable, déjà réalisé. La CCLO dispose donc d’une étude complète et des conclusions des études menées par le département.

Les investissements à réaliser pour préserver nos ressources en eau potable, collecter et traiter les eaux usées selon les directives légales sont considérables. La loi NOTRe, promulguée le 7 août 2015, prévoit d’attribuer la compétence " Eau et assainissement " de manière pleine et entière aux EPCI en 2020.

Afin d’organiser le transfert de cette compétence actuellement dévolue aux communes vers la CCLO, celle-ci a mis en place un comité de pilotage dont la mission est de prendre en compte les travaux et investissements déjà réalisés et à réaliser par chaque commune d’ici à 2020 et d’accompagner au mieux le transfert de la compétence.

GÉRER LES RISQUES D'INONDATION

En France en 2016, environ un habitant sur quatre et un emploi sur trois seraient directement concernés par le risque d’inondation. Sur notre territoire, ce sont environ 1000 emplois, dont un site classé SEVESO, qui sont concernés par cette question. Les crues de 1993 et 1995 restent dans les mémoires dans le Compiégnois.

Depuis, un certain nombre d’aménagements ont vu le jour, mais l’État franchit une nouvelle étape dans son Plan de prévention du risque inondation (PPRI) en révisant son périmètre la rivière Aisne et en formulant l’hypothèse d’une crue centennale (1,50m). La communauté de communes étudie avec le département les services de l’État et les collectivités voisines les stratégies possibles pour maintenir nos activités dans les zones à risque tout en prenant au sérieux les risques encourus en cas de crue importante.

Les aménagements peuvent prendre plusieurs formes : construction de digues, barrages ou bassins, mais aussi développement urbain raisonné ou aménagement des bâtiments existants de manière à réduire les effets nocifs de l’inondation et maîtriser le risque de pollution, etc. La CCLO reprendra cette compétence, dite Gemapi, en 2018 et s’y prépare d’ores et déjà.